C’est tout moi !

 

L’appel des résistants 12 novembre, 2017

Classé dans : Non classé — Barbara @ 12:09

Cette vidéo a onze ans. Le texte qui l’accompagne explique le contexte d’alors. Pour autant, elle reste d’actualité. Alors écoutez, méditez, partagez… Je retranscris leurs mots ci-dessous pour les malentendants.

 

http://www.dailymotion.com/video/x1irg4

 

A ceux et à celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : créer, c’est résister ; résister, c’est créer.

 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la résistance et ses idéaux, toujours actuels, de démocratie économique, sociale et culturelle.

 

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la résistance et des nations, unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

 

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la résistance, non pas au profit de causes partisanes, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la résistance ne s’éteigne jamais.

 

Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du conseil national de la résistance, adopté dans la clandestinité, le 15 mars 1944, et qui préparait : la sécurité sociale et les retraites généralisées, le contrôle des féodalités économiques, le droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales, ouvrières, agricoles etc.

 

Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

 

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la résistance à dépasser les enjeux sectoriels et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux. Nous les appelons à définir ensemble un nouveau programme de résistance pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance, de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

 

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens, les grand-parents, les éducateurs, les autorités publiques à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse ; ils ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.

 

Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du conseil national de la résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

 

Plus que jamais, à ceux et à celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : résister, c’est créer, créer, c’est résister.

 

 

Stéphane Hessel,

Lucie Aubrac,

Raymond Aubrac,

Daniel Cordier,

Philippe Dechartre,

Georges Guingouin,

Germaine Tillion,

Jean-Pierre Vernant,

Georges Séguy,

Maurice Kriegel-Valrimont,

Maurice Voutey,

Henri Bartoli,

Lise London.

 

 

Qui perd, perd – Liste non exhaustive 2 novembre, 2017

Classé dans : Non classé — Barbara @ 11:53

Bien !

Nous nous retrouvons tous régulièrement face à des gens incrédules lorsque nous parlons des mesures prises par le gouvernement en marche arrière (pour nous autres riens et fainéants, en tout cas). Entre les mesures adoptées à deux heures du matin à l’assemblée (comme la fin du tiers payant généralisé), passées en loucedé et surtout pas reprises sur les médias, et celles dont les premiers remous sont délayés par des « scandales » montés de toutes pièces contre la France insoumise, nombreux sont ceux qui ignorent bon nombre de ces mesures, nombreux aussi ceux qui (comme moi, comme vous, peut-être) finissent leurs argumentations par un « il y en a encore plein d’autres, mais je ne les ai pas toutes en tête ». Il nous manque une vue d’ensemble.

On va tâcher de la faire ici. Ci-dessous, regroupées dans un premier temps sur le groupe facebook « Jean-Luc Mélenchon », celles qui ont été citées depuis hier soir. Il en manque peut-être : vous pourrez compléter dans les commentaires de cet article, et je mettrai à jour régulièrement – de toute façon, même si la liste était complète à ce jour, vu ce qu’on nous prépare, une mise à jour sera nécessaire. Je vais essayer (notez que je ne m’y engage pas, hein) de les regrouper en catégories.

 

Ce qu’on perd :

Augmentation de la CSG.

Réduction des APL de 5 euros.

Réduction de la PAJE de 20 euros.

Suppression du tiers payant généralisé.

Suite au vote des députés, la CSG sera portée à 8,3% pour les retraités et 9,2% pour les actifs, le 1er janvier 2018… les petites retraites et les allocations de chômage épargnées. Seront épargnés : les retraités qui déclarent un revenu annuel net imposable inférieur à 14 375 euros pour une part de quotient familial et les allocations de chômage + 3 838 euros par demi-part supplémentaire etc.

Marche arrière sur le glyphosate et marche avant sur le CETA.

Grand silence sur le démantèlement des centrales nucléaires.

Fin des 35h généralisées.

Diminution des aides à l’agriculture biologique.

Sélection à l’entrée des universités soigneusement cachée par des mots pré-acquis.

Diminution des droit sociaux pour la classe populaire et pseudo classe moyenne.

 

Ce que les riches gagnent :

Fin de l’ISF.

Création de l’IFI et mise en place d’une Flat Tax de 30% sur les revenus du capital.

Silence aussi sur l’évasion fiscale et les moyens de récupérer l’argent.

Augmentation des obligations des pauvres envers le patronat et les riches.

 

Les faux cadeaux :

Baisse des cotisations salariales pour compenser la hausse de la CSG qui va déboucher sur une privatisation de la sécu avec tout ce que ça implique de hausse de mutuelle.

 

 

 

Sœurette 15 octobre, 2017

Classé dans : Non classé — Barbara @ 14:54

C’est pour toi que j’ai décidé d’écrire. Pour moi, c’est trop tard : la prescription, tout ça tout ça. Mais avant que je ne me livre, va falloir que tu me pardonnes deux-trois petites choses.

Déjà, de ne pas avoir parlé avant. Pardonne aussi à toutes celles qui comme moi se sont tues. C’est pas si facile, comme tu le sais.

Faudra me pardonner aussi, dans ce qui va suivre, s’il y a par moments quelques pointes d’humour. Je vais essayer d’éviter, mais c’est souvent chez moi un mécanisme d’autodéfense ; mais comme je n’ai pas l’intention de pourlécher ce texte, de revenir dessus pendant des heures, il est possible que quelques conneries m’échappent. Ça ne veut pas dire que je prends les choses à la légère, bien au contraire (même si je fais aussi de l’humour quand c’est pas grave, je te rassure).

Donc, je vais te parler à mon tour, ainsi que beaucoup d’autres le font (enfin) en ce moment. Parce que, pour toi, il est peut-être encore temps. Parce que ça te permettra de t’en remettre plus ou moins (on ne s’en remet jamais complètement, je crois) en moins de temps qu’il ne m’en a fallu, à moi qui suis restée toute seule dans mon coin et dans mon silence. Parce que si ça se trouve, il y a plein de sœurettes qui vont lire ce qui suit et qui en tireront un mieux-être. Mais surtout parce que s’il n’y a que toi, et que ça t’aide, ça me suffit.

La première fois, j’avais huit ans.

J’étais en vacances chez des amis de mes parents, en région parisienne. Je m’étais fait des copains en bas de l’immeuble, qui vivaient dans la tour d’en face, notamment une fille de mon âge. Au moment de sortir, la première dehors allait chercher l’autre dans sa tour. Une fois, je suis arrivée chez elle. Elle était absente, il n’y avait que son grand frère (deux ou trois ans de plus que moi ? Je ne sais pas. La mémoire a parfois ce don de faire le flou sur les souvenirs pénibles). Je ne pourrai pas te raconter tous les détails, parce que justement, j’en ai effacés beaucoup. Une chose est sûre, c’est qu’il s’est jeté sur moi. Je me suis retrouvée à me débattre sous lui qui tentait de me doigter. Pardon, moi qui aime les périphrases, là, je n’ai pas envie d’en faire, et tant pis pour les bégueules qui seront choqués. J’ai senti son poids sur moi, ses doigts sur moi, mais pas en moi : sa sœur a fini par arriver et j’en ai profité pour me barrer. En me sentant sale, en me sentant coupable. De quoi ? Aucune idée. Coupable, ça c’est sûr. Tellement sûr que je n’en avais jamais parlé. Je ne l’ai fait qu’avec mon chéri, vendredi soir, quand je l’ai prévenu que j’allais rédiger cet article : je tenais à ce que mes enfants et lui sachent que j’allais parler avant de le découvrir au détour d’une publication facebook. Le reste de ce séjour est intégralement dans le brouillard. Est-ce que je suis retournée dehors, à jouer avec les copains ? Est-ce que je me suis cachée chez les amis de mes parents, terrorisée par les menaces que ce gamin avait réussi à me faire quand je me suis échappée ? C’est inscrit quelque part dans ce morceau de ma mémoire auquel je n’ai pas accès. Je ne me souviens pas de son nom, ni même de celui de la ville où je séjournais. Dommage, j’aurais bien voulu balancer…

La seconde fois, j’avais seize ans.

Là, c’est ma naïveté que j’ai accusée. Je vivais dans la Mayenne, et (allez-y, les machos, c’est le moment de dire que je l’ai bien cherché) je sortais beaucoup. A seize ans ? Ouais, à seize ans. Et toi, le cul serré qui me juge pour ça, j’t'emmerde à un point que t’imagines même pas. Je reviens à toi, sœurette. Quelques mois avant, j’avais eu un petit copain, et cet été-là, j’ai connu celui qui avait été son beau-père. Leur vie familiale était assez compliquée, toujours est-il que ce type, la cinquantaine, m’avait expliqué qu’il aurait voulu revoir ceux qu’il considérait comme ses enfants. Qu’il voulait reprendre contact avec eux, d’abord par écrit, mais qu’il ne savait pas trop s’y prendre avec les mots. J’avais accepté de l’aider à écrire sa lettre. Un soir, il me dit que ça le gène de faire ça au bar, que ce n’était pas le bon endroit pour ouvrir son cœur devant les copains de comptoir. Il m’a demandé de venir chez lui – c’était l’affaire d’une petite heure, a-t-il dit. Là aussi, j’ai accepté. Dans ma tête, il était rangé dans la catégorie des papas – inimaginable de devoir se méfier d’un papa, n’est-ce pas ? Je suis montée dans sa voiture. Une fois garés devant chez lui, où j’étais déjà venue avec plusieurs copains-copines passer une soirée bien sympa et surtout très sage, au lieu de sortir de sa voiture, il met sa main sur ma cuisse. Me dit qu’il a envie de moi. J’ai répondu que moi, non, et que je voulais qu’il me ramène en ville, genre tout de suite. Le ton est monté. Je me suis extirpée de la voiture et je suis partie en courant. S’en est suivi une course-poursuite nocturne qui a duré, pour moi une éternité, mais en réalité, je dirais, une heure ? Deux, peut-être. En pleine campagne, la peur au ventre. Un moment, il a réussi à me rattraper. Sa voiture était passée plusieurs fois, j’avais à chaque fois eu le temps de me cacher dans le fossé. Il roulait la vitre ouverte, en criant, parfois des paroles gentilles, parfois des menaces, y compris de mort. Cette fois-là, après m’avoir dépassée, plutôt que de faire demi-tour, il s’était caché derrière une rangée d’arbres. Quand il m’a attrapée, je suis parvenue à lui envoyer un solide coup de genou dans les burnes – et tu peux pas savoir c’était jouissif, aussi bien à ce moment précis que maintenant, quand je l’écris. Je me suis échappée de nouveau, et cette fois, il ne m’a pas rejointe. Je ne savais pas du tout où j’étais, mais je me guidais à la vague lueur orangée qu’émettait la ville de Craon (et pour une fois, la pollution lumineuse a eu du bon). J’ai fini par arriver devant la boîte de nuit où j’allais chaque week-end. Des copains étaient sur le parking, ils m’ont ramenée chez moi.

Est-ce que j’en ai parlé ? Non. Pas parce que j’avais honte (sauf d’avoir été aussi crédule). Mon père, personnage sanguin, avait fait plusieurs infarctus. J’avais peur qu’en apprenant la vérité, il n’aille chercher le type pour le tuer, et que ces émotions ne le tuent, lui. Donc, je n’ai rien dit. J’ai croisé le gars, qui a essayé de me menacer pour s’assurer de mon silence. Ma réponse a été, en résumé « ne t’approche plus jamais de moi, sinon je te crève ». Me taire a été frustrant, mais le menacer m’a fait du bien. Tout comme la lueur de peur au fond de ses yeux, quand il m’a crue.

La troisième fois, j’avais dix-sept ans.

Là, j’ai carrément fait un blocage. J’ai mis des années à comprendre que c’était un viol. Là non plus, je n’en ai pas parlé.

Je sortais (sortir-coucher) avec lui – et en plus, c’était un mauvais garçon, ouh, la sale chouineuse qu’a rien fait qu’à mériter ce qui lui est arrivé ! Toujours dans la Mayenne. Le soir, on aimait bien ce bar où on jouait à la belote (ne me juge pas sur la belote, ça peut être très sympa). Pour aller aux toilettes, il fallait traverser la salle de billard, aller au fond du jardin : la porte des toilettes était dans une autre partie du bâtiment. Depuis le bar, on ne pouvait absolument pas savoir ce qui se passait dehors. J’étais donc aux toilettes, et quand j’ai ouvert la porte, je suis tombée nez à nez avec mon copain du moment. Tiens, lui, je me souviens de son nom : Olivier Journeaux. Je balance, on ne sait jamais, il n’y aura prescription que dans un an…

Il n’était pas seul : deux potes à lui étaient là aussi. Du genre bien dégueulasse physiquement, du genre avec qui je ne serais pas sortie pour tout l’or du monde. Là, il me dit qu’il veut baiser (sic). Je me tenais toujours dans l’encadrement de cette foutue porte, ils me barraient le passage, à eux trois. Je lui dis que non, là, de suite, je n’ai pas envie, et encore moins dans les chiottes, et encore moins avec ses deux copains, juste à côté, qui se seraient rincé l’oreille à défaut de l’œil. Sa réponse ? Soit avec lui, soit avec eux trois. J’ai été aussitôt envahie d’une vague d’un froid mortel. Mon cerveau s’est mis à carburer à toute allure. J’ai calculé si j’avais une chance de m’échapper. Réponse : non. J’ai calculé si j’avais une chance d’être entendue en me mettant à hurler. Réponse : non. Alors, j’ai compris que j’allais y passer. Et quitte à y passer, autant que ce soit avec un seul, avec lequel j’avais déjà couché, plutôt qu’avec les trois. Donc, j’y suis passée, effectivement. Non sans me demander tout le long si au bout du compte il n’allait pas me livrer à ses potes quand il aurait fini. Ils étaient toujours derrière la porte, je les entendais. Fred et Paco, tiens, je les balance aussi, ceux-là.

On a fini par ressortir de ces toilettes. Sous les quolibets graveleux de ses copains. Dans ce désastre, je voulais conserver un peu, un tout petit peu, de dignité, et je ne suis pas partie tout de suite du bar. J’ai levé le menton, fièrement, et je suis restée une petite heure de plus. Je ne savais pas à ce moment-là que la séance qui m’avait été imposée m’avait laissé autour des yeux les marques noires d’un raton-laveur, le « dégel deds amants » dont parle Gréco dans « jolie môme ».  Je n’ai appris que bien plus tard que tous ceux qui étaient présents ce soir-là, en voyant les dégoulinures de mon maquillage, en avaient conclu que je m’étais envoyée volontairement les trois mecs dans les chiottes. Autant pour la dignité de celle qui avait voulu jouer au brave petit soldat. Toujours par souci de la santé de mon père, mais aussi parce que j’avais tellement honte, je n’ai rien dit non plus.

Maintenant, ça va. Enfin, disons que j’ai réussi à me reconstruire, même s’il m’en reste quelque chose. J’y repense assez régulièrement, mais je dirais que dans l’ensemble, ça va. Mais ça a été long. Une vingtaine d’années, quelque chose comme ça.

Sœurette, si tu te sens concernée par ce que tu viens de lire, sache tout d’abord que je suis sincèrement désolée pour toi. Du fond du cœur. Parce que, si je ne connais pas les circonstances de ce que tu as subi, je sais en revanche une chose : tu n’as pas mérité ça. Personne ne le mérite. Jamais. Personne ne mérite d’être considéré comme un objet qu’on utilise en se foutant royalement de son avis – en partant du principe que cet objet n’a pas d’avis à avoir.

Tu. N’as. Pas. Mérité. Ça.

Tu n’y es pour rien. Tu n’as pas à en avoir honte. Jamais.

Je ne vais pas t’exhorter à prendre la parole : c’est ton choix. Ton choix, à toi seule. Je ne vaudrais, quelque part, pas mieux que celui que tu as subi si je cherchais aussi à t’imposer ce choix de parler. Ce devoir de parler. Je n’ai qu’un droit, dans ce domaine, c’est celui de t’expliquer pourquoi, moi, je le fais enfin. Je le vois même, en ce qui me concerne, comme un devoir. Parce que si je t’aide à comprendre que tu es innocente, parce que si je t’aide à te sentir mieux plus vite, je n’avais plus le droit de me taire. Parce que je me sais assez forte pour le faire publiquement. Parce que la honte doit changer de camp. Parce que, même si dans les trois histoires que je viens de relater, il y en a deux où, régulièrement, qui entrent dans les cas typiques où on essaie de rejeter la faute sur la victime, c’est de la connerie, de la merde en barre. Parce que même si je décidais, demain, d’aller danser à poil dans la rue, pour autant ça n’autoriserait personne, personne, à me sauter dessus (sauf la police, pour exhibitionnisme).

Tu as le droit de ne pas vouloir parler. C’est dommage, parce que ça procède de sentiment de honte que nous ne devrions jamais ressentir, mais tu en as le droit. Mais si tu te sens prête à le faire, fais-le. Publiquement ou juste à ton entourage, ou en portant plainte.

Sœurette, on doit tout de même leur faire sacrément peur, pour qu’ils nous traitent comme ça depuis toujours, tu ne crois pas ? Nous sommes fortes. Toi et moi, et toutes les autres.

 

 

We will rock you -> Nous resterons debout 18 septembre, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 11:54

Monsieur Macron,

L’ami des grands patrons,

Veut livrer bataille

Contre le code du travail

On doit l’en empêcher

Pour protéger

La lutte de nos aïeux qui nous ont tant légué.

 

Ils nous veulent à genoux,

Nous resterons debout.

 

Il joue pour la boutique

Des amasseurs de fric

Tout ça au détriment

De nous autres, les fainéants.

Pour mieux nous manœuvrer

Faut nous précariser

Surtout, faut empêcher

Nos consciences de s’éveiller.

 

Ils nous veulent à genoux,

Nous resterons debout.

 

Faut qu’on soit solidaire

De nos sœurs et nos frères,

Penser moins à sa gueule, un peu plus à la terre,

Ne pas surconsommer et ne pas oublier

Que travailler pour vivre, c’est pas vivre pour travailler.

 

Ils nous veulent à genoux,

Nous resterons debout.

 

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(Honteux détournement de la chanson de Queen)

 

 

 

 

Maldon 17 septembre, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 14:43

Loi travail, tu dérailles !

 

C’est fini, monsieur Macron,

Faut arrêter d’nous prendre pour des couillons

On en a déjà plein le dos

Que tu prennes les Français pour des blaireaux

Travailler, se saigner,

Voilà tout l’avenir que tu promets

Plus de temps, plus d’argent,

C’est pas tentant, la vie pour les sans-dents.

 

Vas-y, arrête-moi tout ça,

Il y a maldonne, oh oh,

Les cyniques, les fainéants, oh oh,

Commencent à bouger et vont continuer,

Et on va tout te bloquer…

(bis)

 

C’est fini, monsieur Macron,

Faudra dire à Gattaz que ça sent l’gaz

Tes cadeaux aux grands patrons,

On veut pas les payer, c’est terminé

Plus d’sécu, à la rue,

Nous on veut pas se retrouver cul nul

Redescends, Jupiter,

Parce qu’on est prêt à tout te foutre en l’air…

 

(Honteux détournement de Maldon, par Zouk Machine)

 

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C’est bon pour le moral => Macron, c’est libéral 5 septembre, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 11:39

Il a plein de députés,

Les médias à ses côtés

Pour nous empapaouter,

Il va pas se déranger

 

Macron, c’est libéral

Macron, c’est l’capital

Macron, c’est patronal,

Le coup d’état social.

 

Les APL, elles ont baissé,

Les emplois aidés sont gelés

L’ISF quasi supprimé

Le CICE va durer

 

Macron, c’est libéral

Macron, c’est l’capital

Macron, c’est patronal,

Le coup d’état social.

Pour Macron,

Le pognon,

Pour les gens,

Plus d’argent.

 

Loi travail, c’était pas assez,

La nouvelle couche, il la remet

Gattaz le lui a demandé,

Les copains, faut pas les vexer.

 

Macron, c’est libéral

Macron, c’est l’capital

Macron, c’est patronal,

Le coup d’état social.

Pour Macron,

Le pognon,

Pour les gens,

Plus d’argent.

Pour Macron,

Le pognon,

Pour les gens,

Plus d’argent.

Vous subissez,

Il encaisse et

Vous en bavez

De tous les côtés.

 

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La marche des machos => En marche, les mythos

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 11:30

On vous en a fait bouffer

Toute la sainte journée

Maint’nant, ils sont députés

Et vous, vous êtes dépités

L’assemblée des godillots

Vous prend tous pour des blaireaux

Et s’applique à foutre en l’air

Les combats de nos grand-pères.

 

En marche, les mythos,

Députés démagos

Qui flinguent nos droits sociaux

Démocratie zéro

En marche, les mythos,

Députés démagos

A la botte des libéraux (bis)

 

Avant, t’étais un sans-dent

Sous l’ancien président,

Et maintenant, tu n’es rien,

Le progrès, j’le vois pas bien

Tu dois subir leur mépris

Et en plus leur dire merci

Alors debout et bats-toi

Contre cette société-là

 

(refrain)

 

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Quand la musique est bonne -> Quand la gamelle est bonne 12 juin, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 16:28
T’étais PS, et tu macronnes
T’étais LR, pourtant, REM te siphonne
Sans qu’leurs idées, tu les trouv’s bonnes
Tu veux ta place, même si tu passes en fraude
T’as du coton, dans la mémoire
Mais tu sais comment réécrire l’histoire
Ton honneur, on verra plus tard
Tu veux ton issue de pantouflard.

Quand la gamelle est bonne bonne bonne bonne
Quand la gamelle donne donne donne donne
Quand la gamelle sonne sonne sonne
Tu lui ouvres les bras
Tu lui ouvres les bras (la deuxième fois)

Tu fais ta cour au président
Faut r’connaître que tu sens d’où vient le vent
Tes grands principes à la poubelle
L’honnêteté va pas t’briser les ailes
Un peu de lèche, un peu de prêche
Et surtout, surtout, du reniement,
C’est pas l’usine c ‘est pas la mine
Mais ça suffit pour  la coute-échelle

Quand la gamelle est bonne bonne bonne bonne
Quand la gamelle donne donne donne donne
Quand la gamelle sonne sonne sonne
Tu lui ouvres les bras
Tu lui ouvres les bras (la deuxième fois)

Honteusement détourné de la chanson de JJ Goldman

 

 

You’re the one that I want -> La France insoumise aux législatives 13 mai, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 13:07

Comme Macron,

Le roi du pognon,

Est dev’nu président,

C’est à nous, tous les sans-dents,

D’agir maintenant.

 

Il faut l’bloquer,

L’empêcher d’passer

Les lois de son vil projet

On doit s’bouger

Bien s’organiser,

Tous ensemble on doit lutter,

On doit lutter, et on pourra le contrer

 

Pour la France insoumise, pour la France insoumise,

Où, où, où aller ?

Aux législatives, aux législatives,

Où, où, où aller ?

La France insoumise aux législatives,

Ouh ouh ouh

Et si tu y crois,

Viens avec moi !

 

Profitons des élections

Pour faire la transition

Vers la cohabitation,

Agissons !

 

On doit voter

Pour nos députés,

Les porter à l’assemblée,

Au moins la moitié,

Qu’ils puissent appliquer

Le programme dont on a rêvé !

Tous ensemble, tous ensemble, on peut y arriver

 

Pour la France insoumise, pour la France insoumise,

Où, où, où aller ?

Aux législatives, aux législatives,

Où, où, où aller ?

La France insoumise aux législatives,

Ouh ouh ouh

Et si tu y crois,

Viens avec moi !

 

 

C’est la vie -> C’est la FI 10 mai, 2017

Classé dans : Sur l'air de... — Barbara @ 22:38

(Paroles Gaëtan Thomas)

 

Refrain :

On va voter, Le peuple à l’Assemblée

C’est la F.I. La France Insoumise

On va voter,

On va les dégager

Avec la F.I. la France Insoumise

 

Couplet 1 :

La marche funèbre de Macron

Qui enterre nos acquis sociaux

A dominé ces élections

Mais nous on garde nos idéaux

Le troisième tour arrive bientôt

Et nos bulletins sont déjà prêts

On va assiéger les bureaux

Les oligarques vont trembler

 

Aha iyeh Aha iyeh

Les insoumis s’activent pour les législatives

Aha iyeh Aha iyeh

La lutte est collective pour l’alternative

 

Refrain :

On va voter,

Le peuple à l’Assemblée

C’est la F.I.

La France Insoumise

On va voter,

On va les dégager

Avec la F.I. la France Insoumise (bis)

 

Couplet 2 :

Le Capital est en Marche

Mais nous on luttera sans relâche

Pour faire barrage à la finance

Pour que tout le monde ait sa chance

Pour le partage des richesses

Pour le virage écologique

Pour l’émancipation dl’a jeunesse

Et pour une 6ème République

 

Aha iyeh Aha iyeh

Les insoumis s’activent pour les législatives

Aha iyeh Aha iyeh

La lutte est collective pour l’ alternative

 

Refrain :

On va voter,

Le peuple à l’Assemblée

C’est la F.I.

La France Insoumise

On va voter,

On va les dégager

Avec la F.I. la France Insoumise (bis)

 

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