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Hey Luz, don’t make it bad 28 septembre, 2015

Classé dans : Billets d'humeur — Barbara @ 11:48

Cela faisait un moment que cet article mûrissait (à tel point qu’il est presque blet)… Depuis que Luz a annoncé son départ, depuis, surtout, qu’il s’est fait tirer dessus à boulets rouges après cette annonce. Parce que j’avais envie de le défendre, de dire qu’il a le droit de faire ce qu’il veut de sa vie, qu’il ne nous doit rien, surtout avec tout ce qu’il nous a apporté. Que c’est ignoble de l’accuser de manquer de courage alors même qu’il a tenu le coup toutes ces années – parce que, ses accusateurs étant souvent des néo-charlistes, ils ignorent sans doute que les gens de Charlie vivent sous menace depuis, quoi, une dizaine d’années, je dirais. J’avais envie de dire tout cela, et aussi, et surtout, que je le remerciais de m’avoir accompagnée sur un bon bout de chemin.

En même temps, évidemment, je n’envisage pas son départ de gaieté de cœur. Bien sûr que ça me chagrine, de savoir que je ne vais plus aller à sa rencontre chaque semaine, pour qu’il puisse me faire rire, m’interpeler, me faire réfléchir, résumer le (parfois) fatras de mes pensées et avis via un dessin percutant, évident, limpide. C’est sans doute pour cette raison, d’ailleurs, que le présent article a passé tout son été dans ma tête plutôt qu’affiché ici. Parce que je comprends mais que merde, tout de même, j’ai pas envie. Mais bon. Sachant qu’on ne se doit rien l’un à l’autre, hormis le respect et la compréhension qu’un humain doit à un autre humain, je ne peux que lui souhaiter bon vent.

Et v’là-t-y pas que ce week-end, j’ai appris que Patrick Pelloux allait, lui aussi, quitter Charlie. Du coup, l’article, au fond du bordel de ma caboche, est venu me brailler dans les oreilles « hey, ho, il serait temps, là, tu crois pas ? ».

Ouais. Il serait temps de faire ce que je suis présentement en train de faire : rédiger.

Pas plus que Luz, je n’ai envie de voir partir Pelloux. Mais pas plus pour l’un que pour l’autre, je n’en suis étonnée. Je savais que cela arriverait tôt ou tard ; la seule chose que j’ignorais, c’était quand. On ne peut pas, comme l’a fait Pelloux, tenir les autres à bout de bras en omettant plus ou moins ses propres fragilités ad vitam aeternam. Je l’avais déjà écrit, j’étais plus qu’inquiète pour lui. Manifestement, il a réussi à le faire sans (trop) craquer, et pourtant, à qui a dévoré ses chroniques pendant des années, il est évident que l’envie n’est plus vraiment là, que depuis janvier, il remplit son rôle plus par sens du devoir que par désir personnel. Presque comme s’il se forçait. Et parce que j’aime beaucoup ce type (c’est valable pour Luz, aussi), je n’ai pas envie qu’il se force pour satisfaire mon égoïsme (et celui des autres lecteurs aussi, hein, je sais n’être pas le nombril du monde). J’ai l’impression qu’ils se font tous les deux violence pour nous filer notre dose hebdomadaire, et je n’ai pas envie de ça pour eux. Comme l’a écrit le grand penseur Jean-Jacques Goldman (oui, bon, j’aime bien écrire des conneries quand je suis émue, j’ai le droit, non ?) : « et puisque nous t’aimons trop pour te retenir ».

Je sais bien que ça fait loukoum ascendant eau-de-rose fabriqué par un Bisounours, mais c’est un peu ça. Parfois, on préfère renoncer à son propre bien-être pour pouvoir laisser partir ceux qui en ont besoin. Bon, fait chier, merde, et tout et tout, mais on y arrive.

Quant aux abrutis qui racontent que ces gars manquent de courage, c’est tellement con et ridicule que je n’ai même pas envie de démontrer à quel point ils ont tort. Ce serait une lapalissade.

En tout cas, les gars, merci de m’avoir régalée pendant tout ce temps, bon vent à tous les deux, retrouvez le feu sacré là où vous le pourrez (mais ne nous laissez pas trop longtemps sans nouvelle, hein ?). Je ne suis pas d’ordinaire très démonstrative, physiquement parlant, mais je fais exception je vous embrasse et vous fais un câlin-pote (ainsi qu’à ceux qui restent, pas de jaloux – c’est tout même redoutablement prétentieux de penser que jaloux il y aurait, vous ne trouvez pas ?). Merci, bonne route, et au-revoir.

Et quitte à sombrer dans les bons sentiments, je laisse le mot de la fin à un autre :

 

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