C’est tout moi !

 
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Réfutation (n. f.) 18 décembre, 2014

Classé dans : Le Petit Armoria Non Illustré — Barbara @ 18:41

Art de trouver des arguments visant à en contrer d’autres précédemment émis par un tiers (cf « foutage de gueule »).

Exemple : « Tu n’es pas doué pour la vaisselle ? Pas grave. Si tu la fais mal, tu recommenceras ».

 

 
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Foutage de gueule (expr. pop.)

Classé dans : Le Petit Armoria Non Illustré — Barbara @ 18:38

Art de trouver et utiliser des arguments spécieux. Se retrouve particulièrement chez l’adolescent.

Exemple : « mais maman, tu sais bien que je ne suis pas doué pour la vaisselle ! »

 

 
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Téléphone (n.m.) 17 décembre, 2014

Classé dans : Le Petit Armoria Non Illustré — Barbara @ 19:04

Appareil qui reste silencieux tant que vous êtes à proximité, mais se met à sonner quand vous n’êtes  plus dans la même pièce, et de préférence quand vous ne pouvez pas revenir dans la seconde.

Synonymes : portable, mobile, putain de téléphone de merde qui se fout de ma gueule.

 

 
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Semaine 50 15 décembre, 2014

Classé dans : Billets d'humeur — Barbara @ 10:29

Les sujets de la semaine : de la notation, de la religion, et du silence sur mes sources d’inquiétude.

 

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De la notation : un sacré paradoxe, de fait. D’un côté, on parle de supprimer les notes scolaires. De l’autre, on met à toutes les sauces des émissions où les gens se notent les uns les autres pour gagner une médaille en chocolat, ou de vrais cadeaux.

En gros, cela revient à dire qu’un prof qui note, sans que ladite note n’influe sur sa vie (en ce sens où il ne gagnera rien de plus, et ne perdra rien), un travail effectué, ce qui permet de savoir s’il y a ou non assimilation des notions, ça, c’est maaaaaaaaaaaaaaaal. Beuarkh. Caca tout plein. Pftiouh !

En revanche, des téléspectateurs participant à une émission, avec gain à la clef, le plus souvent, et qui donc ont intérêt à mal noter les concurrents, et qui balancent mauvaises notes et saloperies pour les justifier, ça, c’est bien !

On a commencé, ce me semble, avec des invitations à dîner. Bon, ça, à la rigueur… Et quelque part, on le fait tous : ce n’est pas pour rien que Sylvie Joly a fait le fameux sketch où, revenant d’une soirée chez des amis, une femme fait le feed back de la soirée en question dans la voiture, assez venimeuse… Ce n’était pas complètement caricatural. Du moins, pas tout au long du sketch. Que ceux qui ne l’ont jamais fait, même un tout petit peu, lui jettent le premier téléchargement illégal. Oui, dans un sens, on se note les uns les autres, par exemple après une soirée. Sans même avoir quoi que ce soit à gagner, d’ailleurs… Ceci dit, ça reste entre nous (ce « nous » étant le conducteur et le passager) ; ça ne fout pas la honte à l’hôte ou à l’hôtesse devant « la France entière » (exagération de langage ne concernant en fait que les gens ayant regardé l’émission et/ou les extraits du zapping).

On est ensuite monté d’un cran, avec le même principe appliqué aux mariages. Le mariage ? Attendez, vous êtes sérieux ? Ce moment si important dans la vie d’un couple ? Ce jour qu’on voudrait parfait, mais où il y a toujours, toujours, quelque chose qui rate ? Ce jour dont on se souviendra avec émotion et tendresse jusqu’à la fin de notre vie (ou de notre couple) ? Et il faudrait le mettre en pâture à des pétasses désireuses de décrocher la queue du Mickey qui vont en profiter puis le dézinguer devant cette fameuse France entière ? On devrait laisser des hystériques souiller la robe de la mariée avec leur venin, et faire l’hystérique à son tour ? Chouette mentalité… Non, vraiment, ça fait envie. J’suis quasi sûre que les homosexuels ont milité pour leur mariage rien que pour participer à cette émission. (Soit dit en passant, TF1 acceptant la candidature d’un couple gay, on est d’accord que c’est de la com et du marketing, mais c’est une bonne chose. Ils ont le droit d’être aussi cons que les hétéros, après tout)

Là, on en est à quelque chose qui, personnellement, me concerne et me blesse : on en est à faire des mamans se juger.

Si je suis concernée et blessée, c’est pour deux raisons. La moins pénible, c’est que je connais l’une des premières mamans montrées dans ce programme. J’ai donc eu tendance à me mettre à sa place. Isabelle, j’espère que tu ne vas pas mal prendre ce qui va suivre…

La seconde raison, c’est qu’en tant que maman, j’ai été jugée. Pas dans une émission-poubelle, hein… Juste que quand mon plus jeune fils, alors âgé de six ans, a raconté des conneries de gamins parce qu’il s’était aperçu qu’ainsi, tout le monde s’occupait de  lui, juste parce que dans son école, il s’est trouvé des gens ayant un contentieux avec moi et qui se sont empressés de sauter sur l’occasion pour en rajouter, avec l’aide et la complicité d’une assistante sociale ayant pondu un rapport mensonger (je sais, ça paraît dingue, et j’ai l’air d’une parano quand je dis ça), juste pour ça, donc, je me suis retrouvée devant un juge pour enfants, avec enquête sociale pendant plus de deux ans, et l’intrusion dans mon intimité, que dis-je, l’intrusion, le viol, de mon intimité, par des éducateurs. Et encore, heureusement que j’avais des preuves matérielles quant aux mensonges contenus dans le rapport, sans quoi, on m’aurait peut-être même pris mes mômes…

Donc, oui, je vis mal la seule idée qu’on puisse noter des mamans. Parce que c’est un boulot à plein temps, qu’on apprend sur le tas, qui ne connaît pas de règle systématique, pour lequel il n’y a pas de prof, qui aura des conséquences, positives ou négatives, tout au long de le vie de ceux qui nous sont les plus chers : nos enfants.

Parce que, donc, je vis avec beaucoup de violence cette seule idée, je n’ai pu ni voulu regarder cette émission. Je n’en ai vu que des extraits, et le peu que j’en ai vu a confirmé ma nausée.

Tandis qu’aux Etats-Unis on en est déjà à appliquer le principe de la notation aux enterrements (si, si), quelle sera la prochaine étape ? Je peux proposer des idées aux producteurs ? Je sais pas moi… On filme des gens en train de crever d’un cancer ? On note selon la durée de l’agonie, selon la qualité des dernières paroles ? On filme et note des tournantes dans les caves, en se basant sur le nombre de participants, l’âge des victimes ? En fait, il y a plein de choses qu’on peut faire avec ce concept… Vous vous souvenez du film « Mort en direct », avec Romy Schneider ? Tant de gens ont été horrifiés, à l’époque, affirmant avec force que jamais personne ne laisserait la télévision devenir une telle chose… Eh ben, voyez, les gens… On y est presque. Encore un p’tit effort.

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De la religion. Ah, là, là.

On menace. On fait la guerre. On torture. On assassine. On décapite. On enferme. On prend en otages. On prend le monde à témoin, tant on sait que notre religion est la meilleure, parce que notre dieu est le seul dieu. On envahit les autres, les mauvais, les impies, les impurs, les infidèles. On s’en méfie, on les défie. On impose sa religion par la force. On fait en sorte de ne pas éduquer ceux auxquels on transmet le virus, parce qu’ils sont ainsi plus faciles à contaminer. Enfin, si, on les éduque, mais de façon biaisée, pour qu’ils craignent dieu et n’osent surtout pas ouvrir les yeux. Pas bouger.

Donc, là, vous vous dites quelque chose du genre « ouh là là, qu’est-ce qu’elle leur met dans la tronche, aux islamistes ! ». Sauf que je ne parle pas forcément d’eux. en ce moment, ce sont eux qui agissent ainsi. Les chrétiens, non. Parce qu’ils l’ont fait par le passé. Et franchement, si les islamistes le font aussi longtemps que les chrétiens l’ont fait, on n’a pas le cul sorti des ronces, je vous l’dis…

Un petit zoom sur le type, en Australie, qui à l’heure où j’écris, tient toujours en otages des clients et des employés d’un café Lindt, à Sydney. Il a fait brandir à ses otages, contre les vitres, un drapeau noir où est inscrite la profession de foi islamique. Parmi ses revendications (sous réserve de confirmation, hein, c’est du direct), je cite « il réclamerait un drapeau de l’état islamique ». En gros, le gars, il s’est dit « tiens, aujourd’hui, j’ai la patate, je vais faire une prise d’otages au nom de l’islam ». Et puis juste après le début de l’opération : « oh merde, j’ai oublié le drapeau… Ben tant pis, j’ai qu’à en demander un ». Un peu comme si, pour la fameuse image d’Iwojima, les Américains n’avaient pris que le drapeau d’un état, et s’étaient dit « ben tant pis, on n’aura qu’à en demander un aux Japonais, pis c’est marre ».  En tout cas, c’est la première fois qu’un détail dans une prise d’otages me fait pouffer. Gros challenge.

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Du silence sur mes sources d’inquiétude : oui. Parce que je suis fatiguée. Je suis fatiguée, pat’on. Parce qu’on va dans le mur dans tellement de domaines que je ne sais même pas lequel gagnera la course, parce qu’on a  beau dire, ça ne change rien, parce qu’on est si nombreux à vouloir changer les choses, mais si peu à se sortir les doigts du fût. Parce qu’on est si sûr, tous autant qu’on est, que si on bouge, on sera le seul, et que donc, ça ne servira à rien. Parce qu’on est tellement blasé, lesté d’un désespoir quasi silencieux (râler n’est pas hurler) qu’on a besoin d’un leader, tout en se méfiant de ceux qui pourraient prétendre à jouer ce rôle.

 

 
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Enfant (n.m)

Classé dans : Le Petit Armoria Non Illustré — Barbara @ 9:36

Dispositif autonome visant à entreposer le maximum de linge sale dans un espace donné, le plus souvent sa chambre.

Superlatif : ado.

Signal d’accomplissement de la tâche : « Mamaaaaaaaaaan ! J’ai plus rien à me mettre ! »

 

 
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Semaine 49 6 décembre, 2014

Classé dans : Billets d'humeur — Barbara @ 14:09

Vous le savez, j’aime faire des expériences sur ce blog. Et même que je ne m’y tiens pas forcément… D’un autre côté, je n’ai rien signé avec personne (même pas un pôv’ contrat de travail, c’est dire). Donc, ma foi, si je ne m’y tiens pas, tant pis, hein.

Enfin, donc, j’ai envie de faire mon édito hebdomadaire. Qui ne couvrira peut-être qu’une semaine. Voici donc que s’achève la semaine 49. Riche de pas mal de choses, et franchement, pas que du propre. Au programme, de la laïcité, du marquage de pauvres, des trucs sales en Chine, du foutage de gueule (voire d’autres petites choses qui ne me reviennent pas à l’esprit là, maintenant, de suite).

Commençons par l’un de mes sujets préférés : la laïcité. Sujet polémique remis à la une par le maire FN de Béziers (celui qui interdit la danse orientale, c’est le maire de Cogolin. Ménard, lui, s’est contenté entre autres joyeusetés de rendre hommage aux fusillés de l’OAS) qui a décidé de placer une crèche dans des bâtiments publics. Remis dans ma p’tite tête de pioche par une publication facebook sur laquelle je suis intervenue. Une publication qui s’offusquait du retrait d’une crèche de noël . Je cite : « au nom de la laïcité, une crèche de noël, symbole ancestral, installée dans le conseil général de Vendée, a été retirée ». Puis « partage si tu es contre le retrait imposé par les autorités d’un symbole de notre culture ». Une première intervention faisait le parallèle avec le sapin. Donc, je suis intervenue en disant ceci :

« Quand on parle de laïcité, c’est pour tout le monde… Noël est devenu une fête familiale (que les membres d’autres religions, ainsi que des agnostiques, célèbrent aussi), en plus d’une fête religieuse.

Le sapin n’a pas de connotation religieuse particulière, d’où la tolérance sur ce point. La crèche, en revanche, est totalement liée à l’aspect religieux de noël, d’où la laïcité qui s’impose.

Et si on célèbre noël, qu’on mange du chocolat à pâques et tutti quanti, c’est parce qu’historiquement, la France est terre chrétienne, ce qui a marqué nos traditions.

Maintenant, on peut aller encore plus loin : pour gagner des « parts de marché », la religion chrétienne a squatté les fêtes païennes locales. Ainsi, le sapin vient d’une tradition celte, tout comme la Toussaint. Donc, le sapin, c’est pas si chrétien que ça… La crèche, si.

Désolée si je semble pédante, mais c’est que le principe de laïcité me tient vraiment à cœur. »

Voilà. J’ajoute que le conseil général de Vendée, tout comme la mairie de Béziers, ce sont des bâtiments publics. Que le principe de laïcité s’applique, non pas dans la sphère privée, mais dans l’espace public. Et que ça vaut pour tous. C’est bien gentil de vouloir supprimer le hallal et le casher des cantines, mais qu’il faut de la même façon comprendre qu’on ne peut pas faire deux poids deux mesures. Que la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ça date de 1905, et qu’il serait temps de s’en rendre compte. Que le fait de dire « ah ben oui, mais les traditions chrétiennes, c’est pas pareil », ça revient à dire que la religion chrétienne est supérieure aux autres. Arrêtez-moi si je me trompe, mais les causes des guerres de religions, ce ne serait pas, précisément, le fait de penser et de vouloir convaincre les autres, fût-ce de force, que telle religion est supérieure aux autres, que tel dieu est le seul qui existe ? Si, hein ? Si on fustige les jihadistes davantage que les autres organisations criminelles (oui, pour moi, c’en est une), est-ce que ce n’est pas précisément, non pas tant parce qu’ils tuent, mais surtout parce qu’ils tuent au nom de leur dieu ? Si, hein ?

L’Etats ses bâtiments, ses services, son personnel, ne sont pas, ne doivent pas être, au service du prosélytisme, quelle que soit la religion que ce prosélytisme sert.

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En bref : à Marseille, un chouette projet de signalisation. Le but est de faire porter « de façon visible » aux clodos (vous savez, les trucs crades qui puent la vinasse et font peur aux braves gens) une sorte de badge précisant leur statut (plus quelques informations personnelles, notamment liées à la santé). Le petit plus de cette chouette idée ? Le triangle jaune. Vous avez bien lu, une signalisation à code visuel, avec une traduction et tout et tout. Zemmour doit être particulièrement optimiste quant à ce début de retour vers une claire classification des gens. Lui qui aime tant la formidable période pétainiste… Là, on en voyait, du cryptogramme, dans les rues. Là, on savait au premier coup d’œil à qui on avait à faire.

Le but de ces badges à triangles jaunes est, paraît-il, de permettre aux maraudes du samu social de mieux repérer les SDF. C’est vrai que j’ai toujours du mal à les distinguer des honnêtes gens. Même fringues, même odeur, mêmes sacs en plastique ou caddies chargés, même carton au sol, avec ou sans la casquette pour les piécettes. Pour ça que je ne donne jamais rien : j’ai peur de tomber sur un bourgeois essayant de se faire de l’argent de poche.

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En bref : on a vu cette semaine de chouettes images de la Chine, et de ce que les apprentis écolos cherchent à faire passer pour de la pollution. Ridiculisée, la Bretagne, avec ses algues vertes. En Chine, il y en a tellement qu’on peut limite marcher sur l’eau ! Comme Jésus ! C’est pas la classe ? Lors d’une formation, en 1997 (merde, prends ta baffe de coup de vieux), ma prof de marketing nous avait parlé d’un de ses jobs : elle accompagnait des entreprises chinoises qui se fournissaient en bois, en Roumanie. Pourquoi là-bas ? Parce qu’ils ont ravagé leurs propres ressources en bois… Bien la peine d’avoir autant de kilomètres carrés si c’est pour aller acheter le bois ailleurs… Sont forts en produits bas de gamme fabriqués par des enfants, mais côté gestion, pardon, hein… Mais je leur mets un zéro pointé. Des gens boivent de l’eau polluée. Mais ils boivent ! Ils mangent des poissons empoisonnés. Mais ils mangent ! Hé, ho, ça va deux minutes, on va pas les plaindre, en plus, si ?

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En bref : du foutage de gueule. Malgré le nombre de signatures, malgré le retentissement dans les réseaux sociaux, la pétition contre le TAFTA a été traitée selon le bien connu classement vertical. Par qui ? Des élus ? Si oui, quelque part, bien fait pour nous, on n’avait qu’à mieux voter. Paf. Sauf que non. Les gens qui ont rejeté cette pétition en mode « j’t'emmerde » ne sont pas des élus. Ils ont été nommés à leur poste. Sinon, à part ça, il faut continuer à aller voter.

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Voilà pour cette semaine 49. J’aurais pu parler d’encore plus de choses, comme, par exemple, cette curieuse appétence des armes de policiers américains envers les blacks. Mais c’pas facile d’écrire avec le cœur au bord des lèvres. Bonne semaine 50 à tous !

 

 
 

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