C’est tout moi !

 

Tendrement… 17 avril, 2011

Classé dans : Non classé — Barbara @ 21:28

Tendresse : que de caresse, déjà, dans le mot !

Que de soif il inspire, quand on en manque à tel point que son absence devient obsession.

Il est des manques physiques, quand on est seul ; il est des manques moraux. La tendresse, son absence, plutôt, provoque les deux. D’ailleurs, elle peut n’être que physique, la tendresse… Elle est beaucoup plus facile à simuler que les sentiments, puisqu’elle n’en est qu’en partie composée. Et un assoiffé de tendresse, celui qui la voit chez les autres, ressent tant de jalousie à ce spectacle qu’il se contenterait du faux.

D’où vient cette faim, ce besoin impérieux ?

Je rêve d’une main sur mes cheveux, d’une caresse sur ma joue, et malgré mes appétits, si je devais choisir entre sexe et tendresse, cette dernière aurait ma préférence malgré tout… (Notez que l’enflure qui m’obligerait à choisir entre les deux n’aurait de moi que la vision de mon dos tandis que je le planterais là après quelques mots bien sentis)

La tendresse n’a pas besoin d’authenticité ; en revanche, elle ne connaît pas le substitut. On ne peut pas la remplacer par un cache-misère. La faim de tendresse a des exigences à géométrie variable.

Mais elle est là. Elle a fait son nid, et elle ronge, elle grignote, elle tire vers le fond, elle entraîne avec elle le moral le plus costaud, aux heures où on se retrouve seul dans un lit que personne d’autre ne froissera, dans un lit qui ne connaît qu’une chaleur, dans un lit qui ne sert plus qu’à dormir… Ou à rester les yeux grands ouverts sur ce vide, à se demander si on y restera jusqu’à la toute fin, à se dire que le temps passe vite et ne fait pas de cadeau, et qu’un beau jour on finira par se rendre compte que la fleur est passée, et qu’on n’est plus en état de recevoir ce qui nous aura tant manqué.

On se raconte des histoires, dans ce lit vide d’une autre présence, et qui le restera. On tue le temps en appelant le sommeil, seul refuge où le manque ne nous trouve pas toujours. On se fait des tête-à-tête, on s’invente des dialogues, on voit, on sent, des caresses, des baisers, la chaleur d’une peau, des bras qui enserrent. Certains soirs, on arrive à se mentir, on arrive presque à y croire, et la plaie reçoit son baume. Les autres fois, la faim qui ne dort jamais se met en rage et vous fait payer l’ersatz. On finit par s’endormir, oui. Avec au moins une larme au creux des cils. Quand elle ne vient pas avec toute sa famille…

J’ai faim. J’ai soif. Et je rêve de cette main à laquelle je n’oserai jamais rien demander.

 

 

Hey, grand 2 avril, 2011

Classé dans : Billets d'humeur — Barbara @ 22:11

Salut, toi.

Oui, je sais. Il y a le téléphone, il y a les sms, il y a même ce msn où tu n’aimes plus guère venir.

Pour le téléphone, il se fait tard, et par sms, je suis maladroite. Mais j’ai pas envie de te laisser mariner tout seul. Du coup, je t’impose ce qui va suivre, et autant que tu le saches tout de suite, hein : je ne sais foutre pas ce que je m’apprête à écrire.

C’est juste du « non, je te laisse pas tout seul ».

Je t’appellerai pas Jeff, le grand Jacques m’a piqué l’idée avant même ma naissance (l’enfoiré).

 http://www.deezer.com/listen-882625

 Ouais, je sais, les copains, ceux qui ont de la barbe, et ceux qui ont de belles jambes, c’est bien gentil, mais ça ne tient pas chaud la nuit. Note que c’est pas fait pour, normalement… Mais ça fait un petit bout de tendresse sous l’orage, s’pas ? Les potes, c’est fait pour te sourire quand tu es bien, te ramasser quand tu es mal, te dire des conneries grosses comme eux histoire de t’arracher un rire.

Et des fois, ça sait pas quoi dire ou faire, mais c’est là. Et ça te vire pas comme un malpropre, pour changer d’amitié au gré du vent. La vie a beau être une sacrée chienne, par moments, elle a tout de même du mal à virer les copains. Ouais, ouais, ouais, même l’amitié, c’est pas éternel. Mais ça tient chaud au coeur en attendant mieux.

Et là, tu vois, mon gars… Ton coeur, on est plusieurs à se le couver, à se le dorloter, à se le caliner pour te le rendre la prochaine fois que tu en auras besoin. Parce qu’il y aura une prochaine fois. Il y aura de nouveau un chouette grand soleil sur ta vie. Là, c’est juste un coup de crachin. Mais merde, les Bretons ont peur du crachin depuis quand, hein ? Pteuh !

En tout cas, on est là, et on y reste… Jusqu’à la prochaine éclaircie, grand. Le jour suit la nuit, le beau temps, la pluie. Quoi ? Que j’arrête de me prendre pour Catherine Laborde ? P’tain, t’es dur… Je sais bien que je viens de te sortir ce qui peut ressembler à des platitudes, mais c’est pas ma faute. C’est parce que je suis née trop tard, et que du coup, toute une tripotée de crétins sentimentaux a déjà déballé ce genre de choses. Note que pour autant, ce n’en est pas moins sincère.

Sincère, ça l’est, ouais, m’sieur ! Sincère, et maladroit, et tout ce que tu voudras.

‘Fin… Tout ça pour te dire…

 J’suis là. Et je suis pas la seule.

HEIN, LES GARS ?

 

 

 
 

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