C’est tout moi !

 
  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2011

La vie à deux à la couleur d’aujourd’hui 23 janvier, 2011

Classé dans : Billets d'humeur,Non classé — Barbara @ 16:43

Le sujet de Dom’.

Je vais donc me placer en observatrice plutôt que du côté du vécu. D’abord parce que ça fait un bail que je ne suis plus dans le truc, du moins pas au sens premier du terme, ensuite parce que les souvenirs que j’en garde – les plus vifs étant par nature les plus douloureux – n’auraient comme effet secondaire, si je les étalais devant vous, chers amis – hu hu – qu’une diminution brutale et sans doute à long terme – parce que bien évidemment, tout ce que j’écris vous marque à vie, étant donné mon talent, et le premier qui rit, j’y pète sa face – du nombre de couples en France et dans les pays francophones où je compte des contacts.

 Avouez qu’à l’heure où on découvre que la France est dans les champions européens de la natalité – youhou ! – ce serait dommage.

Observatrice, donc.

Et vous, vous serez mes cobayes, comme ces p’tites bestioles prisonnières des cages, vivariums, aquariums, terrariums et autres trucs en -riums des savants fous.

 Inquiets ? Normal. S’il y a un rôle qui me sied à merveille, c’est celui du savant fou. Mouahahaha.

Pour parler du couple actuel, il faut d’abord se souvenir du couple d’avant. D’avant quoi ? Ben d’avant, quoi.

Avant, le couple, on en signait pour en chier. Pour le meilleur et pour le pire. On était condamné à vie, et un peu comme chez les gladiateurs, le gagnant, c’était celui qui survivait.

Ou pas. Sauf qu’il n’y avait pas d’empereur pour accorder la grâce.

Donc, on signait jusqu’à ce que mort s’ensuive. Fallait faire des enfants, les élever, les nourrir si on en avait les moyens, ce qui nous donnait l’opportunité, éventuellement, de devenir des grand-parents. La femme n’était majeure ni avant son mariage, où elle était sous l’autorité du père, ni pendant, où elle était sous celle du mari. Elle ne devenait majeure et réputée apte à prendre ses propres décisions, à se gérer, que si elle devenait veuve. Et ce dont je parle n’est pas si vieux, hein…

 On se mariait – oui, un couple, c’était avant tout le mariage – assez tôt, et parfois assez vite, quand on avait pris un peu d’avance sur la nuit de noce, avec comme résultat des petits pieds qui poussaient les grands. On se mariait pas par choix, on se mariait parce que. Pas par obligation non plus, juste parce que. Avant, on se fréquentait sans forcément coucher (pas une généralité non plus, nos parents et aïeux n’étaient pas des saints).

Maintenant…

La femme dispose d’elle-même, dans nos démocraties. Le mariage n’est plus une obligation imposée par la coutume, il est devenu un libre choix, parfois en tant que preuve d’amour, parfois pour des raisons fiscales. Et souvent les deux. Ce n’est plus l’institution sacrée et intouchable à vie. De CDI, il est devenu CDD. La version intérimaire, c’est l’union libre, avec son cousin formalisé, le PACS. Et de plus en plus, on ne se marie plus pour avoir des enfants, mais on se marie parce qu’on en a.

Aujourd’hui, plus rien n’est pour la vie (sauf la mort). L’évolution de la condition féminine a amené à une fragilisation des rôles de chacun dans le couple. Les repères et les limites du territoire de l’homme et de la femme sont plus flous, et moins gravés dans le marbre. La seule certitude, au fond, concernant les rôles, c’est que c’est toujours madame qui accouche, et éventuellement allaite. Le reste… Au choix.

On construit son couple comme on construit sa maison, en choisissant traditionnel, moderne, design ou carrément conceptuel. Les couples homosexuels aussi font leur petit bonhomme de chemin, et n’ont plus l’obligation – par prudence - de se cacher. Ils restent tout de même des « sous-couples », puisque n’ayant pas les mêmes droits que les couples hétéro.

La vie à deux, ça devient aussi, parfois, comme un boulot qui vous met les nerfs en pelote, mais qu’on ne peut pas laisser tomber faute d’en avoir les moyens.

Nos aïeux se mariaient le plus souvent dans le voisinage, ou les proches parages. Pourquoi ? Pardi, parce qu’ils n’allaient pas pas voir plus loin s’ils y étaient. Aujourd’hui, par le biais du virtuel, on peut faire des rencontres très éloignées, à l’autre bout du pays, à l’autre bout du monde, on peut même coucher ensemble sans s’être jamais vus, sans jamais avoir entendu le son de la voix de l’autre – et sans avoir l’absolue certitude que c’est un membre du sexe opposé, pour les hétéros, ou du même, pour les homos. Ceci dit, rien qu’un petit coup de web cam ne peut arranger…

La fameuse question de Rocard (dixit Ardisson), « sucer, c’est tromper ? » devient la question de l’internaute « coucher virtuellement, c’est tromper ? ».

Des couples qui ne sont plus des contrats à vie, des responsabilités qui ont évolué, un partage des tâches qui a radicalement changé… Le couple d’aujourd’hui est donc un autre univers que celui d’hier.

Reste que la phrase demeure valable : s’aimer, ce n’est pas se regarder dans les yeux, c’est regarder ensemble dans la même direction.

 

 
  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2011

Statuts préfabriqués Facebook : manque d’imagination ou communion ? 22 janvier, 2011

Classé dans : Billets d'humeur,Non classé — Barbara @ 20:21

Le sujet d’aujourd’hui est – et je m’autocite, hélas – « les statuts pourraves qu’on se refile comme une MST ».

Déjà, il faut que je pense à me flageller avec une bonne grosse touffe d’orties pour mon goût des formules parlantes qui m’a fait commettre celle-ci sur laquelle je suis gentiment invitée à disserter par Greg-le-fiston.

Bien, bien, bien. Les, donc, statuts. Si, si, vous connaissez ! Enfin… Si vous êtes facebookien, en tout cas, à moins de n’avoir que des amis totalement imperméables à ce genre de statuts (ça existe, une liste d’amis totalement exempte ?).

 Les donneurs de leçon « presque personne n’osera mettre ce statut qui parle de la défense des femmes battues/la lutte contre le cancer/le droit à la différence sexuelle des fourmis rousses du nord-burghizikstan ». Ceux-là vous affirment que vous n’êtes qu’un enfoiré, un putain de pas-couillu parce que vous n’aurez jamais le cran d’afficher vos convictions. Et paf dans votre face.

Sauf que.

Sauf que votre premier combat, c’est la défense de l’orthographe – votre faiblesse. D’ailleurs, une fois, vous avez été attrapé par le propriétaire d’un mur malencontreusement décoré, et pas par vous, en tout cas, pas au départ :  »mais j’écris pas sur votre mur, monsieur ! Je corrige… ». L’orthographe, ce sublime et piquant outil que personne ne maîtrise à la perfection, mais qui permet à un message d’être lu plutôt que déchiffré – voire traduit. Parce que dans le fond, la toute première cause que devraient embrasser ces farouches militants, c’est celle-ci.

« La défense de l’orthographe, ce n’est PAS désuet et passéiste. Feras-tu partie des 2 % de la population qui oseront mettre ça dans son statut ? ».

 Et accessoirement, le combat dont il est question dans le statut de madame Michu, peut-être bien qu’au fond, vous vous en contrefichez comme de vos premiers pixels, hein. Ouais, c’est dégueulasse, mais comme disait Coluche, la misère du monde n’est pas de taille humaine, on peut pas tout prendre, ma bonne dame. Juste que des fois, on s’en fout. Ben ouais.

En plus, vous, vous êtes un rebelle. Alors, déjà que vous n’aimez pas qu’on vous dise que faire, déjà que vous n’aimez pas la seule pensée que, sous la crainte d’être vus comme des enfoirés pas couillus etc, mais en plus, plein de gens dans vos contacts ont déjà le message de madame Michu dans leur statut. Et vous, vous n’aimez pas faire comme tout le monde. Rebelle. Yeah.

Surtout que dans vos autres contacts, vous savez qu’il y a des gens qui vont se foutre de vous, voire vous ostraciser si jamais vous cédez à la mode/pression/facilité. Oh, oh… Attention : si vous êtes un rebelle, un vrai, un dur, un tatoué, il faudra de temps en temps recopier un statut-vérole (ben oui, on va les appeler comme ça, hein), histoire de leur dire, aux ostraciseurs « toi non plus, tu me dis pas ce que je dois faire ou pas, vu ? ». Vous y perdrez peut-être des contacts, mais vous y gagnerez en estime de vous. Et en asocialité, aussi, sans doute. Enfin, toujours est-il que le statut de madame Michu, que vous soyez d’accord ou non, vous ne le mettrez pas, parce que vous n’avez pas besoin d »idées en boîte, pré-mâchées, pré-écrites, pré-pondérantes. Parce qu’il suffit qu’on vous dise « va à droite » pour que vous choisissiez la senestre. Ou encore parce que vous avez tellement tendance au quotidien, justement, à faire ce qu’on vous dit que face book, c’est ZE espace où vous faites ce que vous voulez, comme vous voulez et quand vous voulez.

Un peu comme le type qui ne porte pas la culotte chez lui et ouvre son clapet un rien trop fort au-dehors, ou cette mère de famille dont tous les enfants sont partis en quenouille et qui va donner de péremptoires conseils d’éducation à toutes les mères qu’elle connaît.

 Il y a aussi les statuts marrants. Et là, c’est tout de suite un brin plus délicat. Parce qu’après tout, la bonne blague qu’on a entendue au bar chez Dudule, ce matin, en buvant son petit café, on a envie de la raconter au bureau. Et au sport. Et chez soi. On a envie de la partager, quoi.  Mais d’un autre côté, être le cinquantième de la journée à copier-coller, ça fait resucé, réchauffé, et la drôlerie se dilue et se délaie.

Bof.

Comme la fameuse blague, d’ailleurs, hein. Si vous arrivez au boulot avec la mine réjouie de celui qui en a une bien bonne, et qu’au début de votre récit, vous vous rendez compte que tout le monde la connaît déjà… Bof aussi. Donc, mieux vaut copier en étant le premier, ou dans les premiers…

 Reste une troisième voie (quatrième si l’on compte celle des gens qui copient-collent tout et n’importe quoi, plus vite que leur ombre) : faire ce dont on a envie. Copier ou pas, juste parce que c’est comme ça.

Et pas autrement.

 

 
 

LE JARDIN DE L’AMITIE |
wildcatsworld |
wwwfodelinfo |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Infos du jour
| Mosaïque
| Les Roses de l'Unité contre...